En amont de ses projets éoliens, ENGIE Electrabel prend des mesures d’accompagnement et soutient la biodiversité et l’environnement. À Mochamps, dans la province de Luxembourg, des mares écologiques destinées aux oiseaux ont ainsi été installées. Une première.

Biodiversité 04052016 3000Les images sont splendides et font plaisir à voir. À la mi-mars, des dizaines de grues ont fait une halte migratoire nocturne à l’étang de Mochamps et sur les mares écologiques créées par ENGIE Electrabel en prévision du projet éolien de Grune.

« Voir ses oiseaux sur les mares prouve qu’elles remplissent leurs rôles », se réjouit Geoffroy Delvaulx, Business Developer Wind OnShore chez ENGIE Electrabel. « Elles témoignent aussi de nos valeurs et de nos engagements pour l’environnement et la biodiversité. Ce n’est pas du cosmétique mais des actes concrets et efficaces. »

Des mesures toujours appropriées au site

Chaque développement d’un projet éolien implique la réalisation d’une étude d’incidence sur l’impact que le parc pourrait avoir sur le sol, l’humain, l’environnement et la faune en général. Cela peut impliquer, entre autres, un mesurage des chauves-souris ou des recensements ornithologiques sur site avec des experts.

« Nous nous entourons d’experts les plus à même de nous orienter vers les bonnes mesures environnementales », poursuit Geoffroy Delvaulx. « Suivant les résultats de cette étude d’incidence, notamment en termes de densité des oiseaux, par exemple, ou de la sensibilité du site, le bureau d’études fait des recommandations. Le projet peut être déclaré infaisable vu son impact. Mais si l’incidence est faible, nous prenons alors des mesures d’accompagnement. Dans le cas de Grune, la cigogne noire présente dans un massif au sud du projet devait être attirée ailleurs. Gérard Jadoul et l’ASBL Solon, spécialistes de cette cigogne, nous ont conseillé d’installer des mares de 25 mètres. Nous les avons créées, sans attendre l’approbation ou non du projet de parc. Et elles fonctionnent. C’est une première pour nous. Cela démontre que nous travaillons dans le respect de nos valeurs. »

Un accompagnement écologique

L’installation d’un parc éolien ne nécessite pas toujours des mesures aussi drastiques que la création de mares écologiques. Tout un arsenal de mesures à mettre en œuvre en même temps que la construction du parc est à disposition.

« Cela va du plantage de haies à des mesures d’atténuation comme le bridage de nos éoliennes », précise Geoffroy Delvaulx. « Pour protéger les chauves-souris, il nous est parfois demandé de diminuer la puissance de nos machines en fonction de la température et de la vitesse du vent. Dans certains cas aussi, on nous demande d’entourer notre parc de bandes enherbées de trois mètres de large avec fauchage alterné. Elles permettent de recréer une diversité de milieux favorables à la biodiversité (oiseaux, insectes, mammifères…). Il nous appartient alors de négocier avec les agriculteurs propriétaires de ces hectares et de les indemniser pour la mise à disposition de ces surfaces d’accompagnement écologique. Sans un accord, nous ne pouvons réaliser le parc éolien et c’est logique. »

27.05.2016