ENGIE Isabelle Kocher jbcDe passage à Bruxelles, Isabelle Kocher, CEO du Groupe ENGIE, a répondu aux questions des journalistes de L’Echo et De Tijd. Au cours de cet entretien, elle rappelle qu’Electrabel est « un opérateur nucléaire reconnu partout dans le monde comme d’extrêmement bonne qualité », qui n’a jamais refusé de voir quand il y avait des choses à améliorer. « Nous sommes un opérateur responsable ».

Selon Isabelle Kocher, « le monde de l’énergie va en partie se décentraliser » et le modèle actuel va se transformer en un système mixte dans lequel la grande structure énergétique sera complétée par de la production décentralisée. « La Belgique doit, comme la plupart des pays du monde, s’inscrire dans un mouvement conduisant à un ‘mix’ énergétique avec beaucoup plus de renouvelable. Electrabel s’inscrit nettement dans ce courant ».

À la question sur l’avenir nucléaire, la présidente d’Electrabel note qu’actuellement, les centrales apportent plus de la moitié de la production du pays et qu’il existe un scénario qui est de faire en sorte qu’elles puissent encoure tourner longtemps, même si la décision définitive revient aux politiques. « Nous croyons à ce scénario, parce que nous pensons que les centrales sont compétitives, efficaces et qu’elles n’émettent pas de CO2 ».

À propos des projets dans la transition énergétique, un projet est en développement sur la centrale de Drogenbos de stockage d’électricité à grande échelle par batteries qui devrait voir le jour cette année.

Pour la CEO d’ENGIE, l’élection de Donald Trump à la présidence américaine et ses visions climato-sceptiques ne pourront entraver le développement des énergies renouvelables, car « la transition énergétique est dans l'intérêt fondamental d'énormément d'acteurs : des consommateurs, mais aussi des pays émergents qui sont des gros demandeurs d’énergie ».

Découvrez les interviews dans L'Echo et De Tijd.

30.01.2017