Kevin Welch, directeur à la Stratégie d’ENGIE Electrabel, s’interroge quant à la possibilité de sortir du nucléaire entre 2022 et 2025 si la Belgique ne dispose pas de capacités locales alternatives. Cette sortie du nucléaire entraînerait une réduction de moitié de notre production locale d’énergie en deux ans et demi. D’après lui, la Belgique risquerait de faire face à un manque d’énergie et il serait dangereux de trop dépendre des importations d’électricité.

ENGIE s’engage résolument vers un monde décarboné et veut être le moteur local de ce mouvement global de révolution énergétique. Kevin Welch ajoute que la Belgique a besoin d’une politique énergétique stable et qu'il faut, pour y arriver, une feuille de route claire et crédible. Il ne faut exclure aucune technologie et le nucléaire peut jouer un rôle intermédiaire dans la transition énergétique. Selon lui, la prolongation du nucléaire ne va pas freiner le développement des énergies renouvelables qui sont de plus en plus compétitives.

De plus, le coût du solaire va diminuer fortement et, à l’horizon 2030-2035, ce sera la technologie la moins chère. Pour Kevin Welch, le photovoltaïque permettra à terme de générer 25 à 30% de l’électricité en Belgique. L’hydrogène pourrait gérer l’intermittence saisonnière du renouvelable.

Découvrez l’interview complète dans le journal La Libre de ce mardi 20 juin.

20.06.2017