Ses éléments sont levés les uns après les autres depuis le début du mois de mai. Dans quelques semaines, elle s’étendra sur 1,7 km de long. La bande transporteuse du terril du Hénâ dans le massif des Awirs, près de Flémalle, est un élément crucial dans la réhabilitation du site en zone verte.

ENGIE Electrabel terril du Hénâ jbcLe terril du Hénâ n’est pas tout à fait un terril comme les autres. Oubliez l’image de la colline artificielle. S’il surplombe de nombreuses habitations, il ressemble à un terrain plat. Un terrain constitué de 1,7 million de tonnes de cendres volantes. L’origine de ces cendres : la combustion du charbon à la centrale électrique des Awirs entre 1952 et 1972.

Si jusqu’ici la stabilité et la sécurité du terril ont pu être garanties, une solution à long terme devait être envisagée. ENGIE Electrabel, soucieuse d’être un modèle de responsabilité industrielle, a décidé d’évacuer le terril dans sa totalité, de recycler les cendres et de réhabiliter le site en zone verte.

Un impact sur l’environnement limité

Mais comment évacuer autant de cendres en réduisant le plus possible les nuisances aux riverains et en limitant au maximum l’impact sur l’environnement et le cadre paysager ? Après de nombreuses études, la solution optimale est apparue : une bande transporteuse fermée.

Après une année de travaux préparatoires en concertation avec les autorités et les experts académiques, les premiers éléments de la bande transporteuse du terril du Hénâ ont été levés début mai. Elle devrait relier le haut du terril jusqu’au quai d’embarquement en bord de Meuse d’ici la fin juillet, soit un trajet de 1,7 km.

Son tracé contourne des zones d’intérêt biologique et évite les arbres remarquables. Sa couleur a été choisie pour qu’elle se fonde au maximum dans le paysage. Une isolation acoustique est mise en place.

Tout sera recyclé

La bande transporteuse permettra d’évacuer 2.000 tonnes de cendres par jour, soit l’équivalent d’une barge, dès octobre prochain. L’excavation devrait durer jusqu’à la fin de l’année 2029. Toutes les cendres seront évacuées par les péniches vers des cimentiers belges pour être revalorisées et leur donner une seconde vie. Quant aux terres de couverture du terril et les scories du massif de contrebutage qui a aidé à la stabilité du terril, elles seront réutilisées dans le cadre du réaménagement final du site.

En effet, une fois l’excavation terminée, l’entièreté des équipements sera démantelée et, en concertation avec les riverains et les autorités locales, ENGIE Electrabel réaménagera le site en espace vert propice au développement de la biodiversité.

En savoir plus : Terril du Hénâ, la deuxième vie d'un site industriel.

26.05.2016